"Au nom de mon Pére"
1921-2011



Ils nous parlent d'intégration alors qu'ils nous ont caché l'histoire de nos parents.!

Mémoire à mon paternel et aux Soldats venus d'Afrique du Nord , territoire Français d'outre-mer pour libérer la mère patrie et que l'on a très vite oublié.

 Une armée à 70% Africaine qui a libérée  les terres de Corse, Conquête de l'île d'Elbe (Italie) ,

Bataille du Monte Cassino  (Italie), les villes de Saint-Tropez, d'Aubagne, Toulon, Marseille, Lyon, Strasbourg, les Vosges, Colmar...!




Défilé des troupes sur les Champs-Elysées à Paris
 à l'occasion de la commémoration de l'appel du 18 juin 1940.
 Ici, la nouba du 3e RTA (Régiment de tirailleurs algériens).




Insigne régimentaire du 6e RTA


Le 6e RTA de Tlemcen a 100 ans 

En 1913, étaient créés cinq nouveaux régiments de Tirailleurs, les 5e, 6e, 7e, 8e et 9e, avec les bataillons engagés au Maroc qui s'étaient multipliés. 
Cette augmentation des effectifs était rendue possible par la conscription par tirage au sort des indigènes algériens jusqu’alors recrutés par engagement volontaire (Décret du 3 février 1912).
Lire Les indigènes d'Algérie et le service militaire

Issu du 2e RTA, le 6e donnera à son tour naissance en 1919 au 18e RTA.
Lire La numérotation des régiments

Le 6e RTA s'illustrera sur tous les théâtres d'opération jusqu'à sa dissolution 1962 : Aisne 1914-1918, Champagne 1918, Noyon 1918, Maroc 1925-1926, Djebel Zaghouan 1943, Indochine 1949-1954.

Son Drapeau est décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 avec deux palmes et de la Croix de Guerre 1939-1945 avec une palme et porte la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918.



Division d'Oran : 
2e brigade d'infanterie à Oran : 2e Zouaves (Oran) et 2e Tirailleurs Algériens (Mostaganem, Oran, Tiaret). 
4e brigade d'infanterie (TIemcen) : le 6e Tirailleurs Algériens (TIemcen, Marnia, Nemours) et 3e bataillon du 1er Etranger d'Infanterie (Aïn-Sefra), avec Dépôt commun des régiments étrangers à Sidi-bel-Abbès.
2e brigade de cavalerie à Mascara : 2e Spaphis Algériens (TIemcen, Colomb-Béchar), 2e Chasseurs d'Afrique (un groupe mécanisé, un groupe porté, un groupe à cheval à Oran) et 9e Chasseurs d'Afrique (deux groupes d'escadrons portés à Mascara). 
66e d'artillerie (Oran), 68e d'artillerie (TIemcen, Sidi-bel-Abbès, Mascara), 28e escadron du Train, un groupe d'escadrons de la 7e légion de la Garde.





Le Comité des Amitiés Africaines

Le Maréchal Franchet d'Espèrey (1856-1942), né à Mostaganem, département d'Oran, héros de la Marne en 1914, de l'Armée d'Orient en 1918, a servi aux Tirailleurs Algériens et s'est toujours montré favorable à l'égalité entre militaires français et musulmans. 
Soucieux de la préparation morale des populations nord-africaines, élément essentiel de la grandeur de la France, il créé au printemps 1935 le Comité des Amitiés Africaines, société d'entraide entre militaires et anciens militaires français et indigènes de l'Afrique du Nord, placé sous le patronnage du Ministère de la Défense et de la Guerre en 1936 et reconnu d'utilité publique en 1938. Le but de l’association est la défense des intérêts matériels et moraux des militaires des troupes nord-africaines de l’armée française.
 On montrait ainsi aux indigènes une France douce et respectueuse les éloignant de la propagande anticoloniale, qui a commencé à apparaitre en Algérie à la fin de la première guerre mondiale.
Son conseil d'administration compte des hautes personnalités civiles et militaires : Léon Baréty, Augstin Bernard, Louis Massignon, les généraux Fréaud, Huré et Niessel. 
Le colonel Messal est secrétaire général de l'association et le président Sabatier, trésorier.
Les comités locaux se multiplient en Algérie et en France métropolitaine autour des villes de garnison avec leur diar el askri (maison du soldat indigène) assurant une assistance médicale, juridique et matérielle, qui témoignent avec les cafés maures d'un réel élan de solidarité, d'estime et de sympathie autour des régiments d'Afrique du Nord tant en France qu'en Algérie avant 1939. 
Grâce au Comité des Amitiés Africaines, et aux Officiers des Affaires Militaires Musulmanes, l'ordre militaire pouvait parraître aux indigènes plus égalitaire que l'ordre colonial. 
Une oeuvre du Maréchal Franchet d'Espèrey















Le 6e RTA de Tlemcen, département d'Oran


Le 18e Régiment de Tirailleurs Algériens est formé en 1919 à partir de bataillons du 6e RTA de Tlemcen.
 Dissous en 1926, il est créé à nouveau le 2 septembre 1939 au premier jour de la mobilisation générale à Maison-Carrée, département d'Alger, et Tizi Ouzou, Kabylie. 
Les cadres d'active proviennent principalement des 2e RTA de Mostaganem (division d’Oran) et 6e RTA de Tlemcen (division d’Oran,). 
Les réservistes proviennent pour leur part du recrutement d'Alger, mais de part son numéro, le régiment reste attaché à la division d'Oran. 


L'historique de notre Régiment est en ligne ici : 1939-1940 et ici : 1919-1926



Tlemcen, la porte du Méchouar